Ce que nous demandons
La pétition
Le 3 février 2026, nous avons déposé au Grand Conseil vaudois une pétition signée par plus de 2'200 personnes. Elle disait ceci :
Depuis plusieurs semaines, une enfant de 9 ans rentre de l'école épuisée, avec des maux de tête, des maux de ventre, et en pleurs. Le témoignage de cette famille n'est pas un cas isolé, c'est le quotidien de trop de familles. Malgré des enseignants dévoués mais totalement démunis, on en arrive à proposer des bouchons d'oreilles aux élèves pour qu'ils supportent le bruit en classe. C'est inacceptable. Le constat est clair : l'école inclusive sans moyens réels est un échec qui sacrifie tout le monde. Les élèves en difficulté manquent de soutien. Les élèves qui veulent apprendre sont freinés, épuisés par le bruit. Les enseignants sont à bout de souffle, et gèrent la discipline plutôt que la pédagogie. Nous demandons des moyens immédiats — renforts d'encadrement, classes allégées — pour que tous les élèves puissent enfin apprendre dans le calme.
Ce que nous demandons précisément
Reconnu par la commission des pétitions. Dans son rapport du 18 août 2026, la Commission thématique des pétitions du Grand Conseil vaudois retient la création de cette cellule comme la demande centrale de notre pétition, et recommande son renvoi au Conseil d'État.
Depuis février, nous avons reçu et lu un par un plus de 600 témoignages de parents, d'enseignants et d'élèves vaudois. Ils nous ont permis de préciser la demande de la pétition en six points. Ce sont eux que nous portons devant les autorités :
- Que tous les élèves à besoins particuliers reçoivent suffisamment d'aide, et à temps.
- Que le droit d'apprendre des autres élèves soit garanti.
- Qu'un climat scolaire serein et sécurisé soit restauré.
- Que la santé et la pérennité du corps enseignant soient préservées.
- Que les enseignants ne soient plus seuls à gérer des situations trop lourdes pour le milieu ordinaire.
- Que l'épuisement des familles cesse et que le lien de confiance avec l'institution soit rétabli.
Et maintenant ?
Le 25 juin 2026, notre délégation — une médecin, une enseignante, une psychologue et un père de famille — a été entendue par la Commission des pétitions du Grand Conseil.
Nous lui avons demandé deux choses.
- Transmettre la pétition au Conseil d'État.
- Proposer au Conseil d'État une suite concrète : un groupe de travail à durée limitée, chargé de mesurer ce qui se passe réellement dans les classes et de tester des réponses. C'est ce que nous appelons une cellule de suivi.
Autour de la table : des enseignants actifs, des parents, des professionnels de la santé, des formateurs et des élus. Un mandat écrit, une durée fixée d'avance, et des indicateurs publiés — pour qu'on puisse dire, dans deux ans, si ça a marché. La cellule ne crée aucun poste d'enseignant : elle mesure, teste et publie.
La commission délibère. Nous attendons sa décision.
Ce que vous pouvez faire
Vous êtes parent, et ça se passe mal pour votre enfant ? Racontez-nous votre situation — c'est ce qui fait le poids du dossier. Je raconte ma situation.
Vous voulez suivre la suite ? Abonnez-vous à la lettre de nouvelles
Vous êtes élu, enseignant ou professionnel ? Écrivez-nous
